L’histoire de Jean ARTEL dit “L’Écolier” (suite)

Jean ARTELJean Henri Gaston ARTEL,
Enfant de troupe de 4ème année à l’EMPT de TULLE tué à l’âge de 17 ans à Champlong, commune de Vitrac-sur-Montane à 2 heures du matin, dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 août 1944 par la colonne allemande JESSER de retour de TULLE
Sources : Archives Départementales de la Corrèze
(Jacques Martinie - 1979)

Jean ARTEL jouait encore au soldat lorsque commença la guerre. Il y jouait parce qu’il avait douze ans et qu’il était un garçon” (L’Écho de la Corrèze - 4 octobre 1946).

Jean ARTEL

ARTEL Jean Henri Gaston
Nom de guerre l’Écolier, né le 25 juillet 1927 à Nancy
Soldat de 2ème classe des Forces Françaises de l’Intérieur

Citation à l’Ordre de la Brigade (A titre posthume) (8 Novembre 1944)
ARTEL Jean 2ème classe Corps Francs de Tulle
“Dans la nuit du 20 au 21 août 1944 à VITRAC (Corrèze) alors qu’il était transporté en camion avec sa section, son véhicule est tombé sur une embuscade ennemie. A malgré son jeune âge, fait preuve d’un courage admirable en tirant sur l’ennemi qui avait ouvert le feu avec plusieurs armes automatiques. A été tué au cours de l’action.
La présente citation comporte l’attribution de la Croix de Guerre avec Étoile de Bronze

Décret du 27 novembre 1946 portant concession de la médaille militaire
“Enfant de troupe de quatrième année à l’école technique de Tulle qui a participé comme volontaire, aux côtés de son père et sous ses ordres à de nombreux combats d’embuscades, s’y faisant remarquer par son courage et son mépris du danger. Dans la nuit du 20 au 21 août après avoir combattu pendant plus de quatre heures avec sa section au carrefour de la Gare de Corrèze a trouvé une mort glorieuse dans un combat d’embuscade près de VITRAC”
Décoré à titre posthume de la Croix de Guerre avec Palme

Jean ARTEL
Croquis pour donner approximativement la tenue de Jean ARTEL (Jacques MARTINIE)

Touché à la tête, Jean ARTEL tient toujours son arme, le chargeur est à moitié vide. Il a tiré … le dernier geste de “l’Écolier” a été celui d’un soldat. Son père le retrouve le lendemain avec trois autres soldats, Roger BASSALER, BOUYOUX et Charles MONZAT.

Un cercueil, un drapeau, des fleurs.. sur la bière une main a gauchement tracé ce simple mot “l’Écolier


La famille ARTEL a quitté sa Lorraine natale s’est réfugiée pendant la guerre de 1939-1945 à Drulliole, commune de FAVARS.  La famille ARTEL a quitté la Corrèze pour repartir en Lorraine en 1949.


           

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le soldat Jean ARTEL dit “l’Écolier”

 

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