L’arbre de Sully de Favars

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Favars avait comme de nombreuses communes, près de son église son “Arbre de Sully” ainsi l’aurait voulu Sully, ministre du roi Henri IV qui avait suscité la plantation d’arbres dans le royaume.

 

Voici son histoire, Jeannot AUJOL se souvient…

On dit que Sully (et c’était là probablement l’origine de la présence de l’énorme orme près de l’ancien cimetière et de l’ancienne église de Favars), avait obtenu un édit de Henri IV par lequel “il était ordonné aux maires et aux échevins des mandements du Royaume, de faire planter un ormeau dans le cimetière de toutes les paroisses, au-devant de la porte principale de l’église, afin que les habitants qui venaient entendre la parole de Dieu puissent, avant et après les offices divins, discourir sous les ombrages, de leurs intérêts et de ceux de la paroisse.”
Sully, ministre de Henri IV, mènera une politique active de plantations d’arbres, notamment sur les places publiques et les points culminants du royaume pour en tracer la carte.

Un sully en patois est un saule mais s’il y a des arbres de Sully qui sont des tilleuls, chez nous c’était un orme…

L'arbre de Sully

Jeannot AUJOL se souvient de ce bel arbre que son père a abattu vers 1947

Jeannot AUJOL était au régiment en 1946/1947. Le service militaire durait un an mais il a été rappelé car il y avait de grandes grèves à Paris. Les gendarmes sont venus me chercher ainsi que les “rappelés” en side-car. Ils m’ont amené à la gare de Brive où il y avait un train spécial affrété pour les militaire. Jeannot est resté 3 semaines à Paris.
Il a été coupé pendant cette période en 1947 par son père Marcel AUJOL.
Deux passe-partout ont été nécessaires et soudés ensemble car l’arbre était “immense“.

En étant jeune, en montant à l’école, Jeannot se rappelle que cet arbre était plus haut que la tour du château, “C’était un arbre formidable et très beau, mais il pourrissait et était malade. Il était dangereux et menaçait le château.
Il a probablement été planté du temps de Sully.

Il reste quelques arbres de Sully encore vivants mais les ormes ont tous été malades et ont disparu …
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L’orme, un arbre à tout faire :

Dès l’âge du Bronze, l’orme champêtre et l’if semblent avoir partagé les mêmes usages technologiques (bois d’arc) et symboliques (culte des morts). Cette double finalité guerrière et funèbre de l’orme a perduré à travers les siècles, comme en témoignent de nombreux auteurs anciens ou classiques, et les célèbres ormes de Sully plantés le long des routes du royaume de France pour les besoins de l’artillerie (affût de canons) et de la marine de guerre (poulies).

Utilisé à la fois pour les cercueils et dans les cimetières, on le trouvait également le long des allées et dans le vignoble on le mariait à la vigne.
Avant le fil de fer, il était d’usage de fournir à cette liane un tuteur vivant, l’orme qui la soutiendrait et lui permettrait de fructifier au soleil.
Les poètes de la Renaissance, Shakespeare, de nombreux peintres et graveurs ont abondamment eu recours à cette métaphore, pas vraiment féministe, pour symboliser l’amour entre l’homme et la femme.

Il y a parmi les ormes, ceux qui ont attrapé une terrible maladie et ceux qui sont immunisés.

Les Ormes sont des arbres hauts. L’Orme champêtre (Ulmus campestris) atteint 30 m de haut, certaines espèces vont de 40 à 50 m. Ce sont d’importantes essences ligneuses d’Europe, aujourd’hui sur le déclin. C’était pourtant des arbres de très longue longévité : bi ou tri-centenaire, raison pour laquelle Sully préconisa, dit-on, leur plantation.
source: http://www.lesormes89.fr/cadreorme.htm

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